Les ateliers sport collectif (au singulier car c’est ici l’outil sport qui est collectif) signifient que tous les jeunes de Césame, quels que soient leur profil et leur projet, peuvent participer à ces séances du vendredi matin. Il ne s’agit donc pas uniquement de mettre en place des sports collectifs (tels que le basket, le football, le handball…) mais d’être en mesure d’accueillir sur un même atelier tous les stagiaires de Césame (le recours à des activités individuelles tels que le tennis de table ou la capoeira sont donc possibles).
Le premier objectif de ces séances, quelle que soit l’activité physique et sportive pratiquée, est de privilégier la valeur groupale. Tous les stagiaires doivent avant toute chose (re)trouver du plaisir à pratiquer une activité physique. Faire du sport pour «se remettre en mouvement et éprouver du plaisir dans une ambiance générale de partage et de convivialité», tel pourrait être la devise de cet atelier.
Actuellement, cet atelier sport collectif accueille de manière hebdomadaire une vingtaine de jeunes. Notre méthode afin d’intéresser les stagiaires de Césame à une pratique sportive qui n’irait pas dans le sens des représentations et des dérives extrémistes du sport (outil purement narcissique, source de dérives conflictuelles, instrumentalisation de la pratique physique afin de rentabiliser le corps comme outil, dérives liées aux excès de la compétition) est d’opter pour des pratiques physiques méconnues en France car les professionnels de Césame s’efforcent de faire concourir les jeunes vers un esprit d’ouverture et de découverte. Dans le cadre de cet atelier, le sport est donc également un prétexte à l’ouverture des jeunes.
Notons avant tout que l’atelier sport collectif s’inscrit dans une démarche développementaliste où, à l’inverse d’une démarche culturaliste qui consisterait à ce que les jeunes s’approprient les règles de l’activité et les réinvestissent sur le terrain (faire un effet en sport de raquette, réaliser une belle manchette au volley-ball, qui sont des critères technico-sportifs), le développement de chaque jeune est privilégié en fonction d’éléments de progression repérés. Ces axes sont souvent des critères généraux et transversaux à tous les ateliers mais éventuellement, ceux-ci peuvent revêtir un aspect plus sportif lorsqu’on touche au domaine de la condition physique par exemple. Un principe d’interaction régulatrice entre le général et le spécifique (grâce aux ateliers sport individuel et à l’activité physique permanente mais aussi grâce aux ateliers des autres pôles de Césame) est à ce titre recherché pour que du lien et du sens soient faits entre l’apprentissage sportif et les apprentissages généraux. Par exemple, un jeune qui n’évolue pas dans une grande confiance sera sans doute amené à jouer de manière moins personnelle (car cela est souvent la résultante sur le terrain d’un jeune qui évolue dans un sentiment de crainte) et de ce fait il devra fournir un effort dans la coopération.






